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Lettre au Ministre de l'Education Nationale

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Objet : demande d’audience.

 

Monsieur le Ministre,

 

Le département de la Vendée voit la suppression de 19 postes. Cette dotation se fait dans un cadre de baisse démographique que personne ne conteste. Elle se fait également avec une mesure que vous portez : le dédoublement des CP dans les zones d’éducation prioritaire.

 

Ainsi, Madame l’IA-DASEN a pris la décision de fermer 29 classes et de geler la situation de 15 autres classes. Cette situation est totalement inédite dans notre département.

 

Pourtant, lors des différentes instances consultatives, l’ensemble des représentants présents se sont unanimement opposés aux mesures proposées : l’ensemble des organisations syndicales lors de deux CTSD successifs, et les représentants des territoires (notamment des maires), des enseignants et des parents d’élèves lors du CDEN. Ce dernier vote est historique dans notre département.

 

Pourquoi ? Trois éléments principaux nourrissent cette opposition.

  • Les seuils de carte scolaire ayant été supprimés, les écoles comme les élus locaux ne sont plus en mesure d’anticiper les mesures à prendre dans l’hypothèse d’une prochaine ouverture ou fermeture de classe. Si nous dénoncions unanimement le niveau exceptionnellement élevé de ces seuils vendéens, leur suppression pure et simple n’est pas de nature à faciliter l’organisation des écoles. Nous demandons des seuils abaissés, prenant en compte les spécifiés de nos territoires (éducation prioritaire, petites écoles rurales, RPI...).
  • La gestion de la carte scolaire de notre département ne permet pas d’affiner les effectifs en juin par décision unilatérale de Madame la Directrice d’Académie. Cette phase, comme l’indique également le site du ministère, permettrait pourtant d’être plus objectif sur l’évolution réelle des effectifs, en prenant un maximum de mesures avant les vacances scolaires d’été. Il en va de l’anticipation de la rentrée scolaire, pour tous les acteurs : enseignants, parents d’élèves, collectivités locales.
  • Si des mesures favorables ont été prises en éducation prioritaire, mettant particulièrement en avant l’intérêt d’effectifs allégés pour garantir la réussite de tous, il n’en reste pas moins que la situation de la très grande majorité des écoles de notre département n’a pas été prise en considération dans les arbitrages rendus, tributaires d’une dotation nettement insuffisante. L’absence de seuils conduit à des écarts d’effectifs entre les écoles ne pouvant trouver une quelconque justification dans un département comme le nôtre. Au regard des caractéristiques économiques et sociales, nous ne pouvons expliquer que des classes seront à 30 élèves, voire plus, pendant que d’autres seront à 17, voire moins. En dehors des réseaux d’éducation prioritaire, comment expliquer qu’une fermeture aboutisse à une école primaire à deux classes d’au moins 26 élèves, de quatre et cinq niveaux, de la petite section au CM2 ? Comment expliquer qu’une autre mesure conduise à ne plus accueillir d’enfants de moins de trois ans en zone rurale ? Et les exemples de ce type ne manquent malheureusement pas...

 

Enfin, comment expliquer qu’il manque plusieurs dizaines d’enseignants du 1er degré en Vendée pour avoir le même nombre d’agents devant élèves que les départements voisins ?

 

Nous dénonçons l’ensemble des mesures parce qu’elles opposent les territoires et mettent les écoles subissant une fermeture dans des conditions d’apprentissage totalement inacceptables pour nos élèves.

 

Ces mesures relèvent d’une attaque historique contre l’école publique. Les membres de la communauté éducative ressentent de la part de l’éducation nationale du mépris, tant sur la professionnalité des enseignants que sur les conditions d’accueil des enfants dans l’école de la république pour les parents d’élèves.

 

Afin de vous présenter plus dans le détail notre situation départementale, dont la ruralité est accentuée par la présence à quasi-égalité des réseaux scolaires : public et privé, nous sollicitons de votre part une audience, soit au Ministère de l’Education Nationale, soit lors d’un prochain déplacement que nous vous invitons à effectuer en Vendée.

 

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Ministre, l’assurance de notre profond engagement dans la réussite du service public d’éducation.

 

Pour la FCPE 85, Pour le SNUipp-FSU 85,

Mathias TRIBALLEAU, Pierre CAMINADE, Johann JOLY, Sylvette LALO

 

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